19 octobre 2017 | Article de Business Insider FRANCE par Becky Peterson

IBM utilise la technologie derrière le bitcoin pour aider les entreprises des pays aux systèmes bancaires fragiles

  La PDG d'IBM Ginni Rometty. Paul Morigi/Getty Images

La PDG d'IBM Ginni Rometty. Paul Morigi/Getty Images

IBM utilise la technologie derrière le bitcoin pour aider les fermiers et autres petites entreprises des pays sous-développés à participer au commerce mondial. 

IBM a annoncé le projet lundi 16 octobre, dans le cadre d'un partenariat avec les startups de fintech Stellar.org et KlickEx Group.

Les entreprises utiliseront la technologie blockchain d'IBM pour effectuer les transactions financières entre les pays et les devises — un processus souvent rédhibitoire, car lent et coûteux, pour les patrons de petites entreprises, surtout quand ils sont situés dans les régions en développement aux infrastructures bancaires plus petites. 

Le projet se concentre sur ce que Stellar appelle les "couloirs de paiement sous-développés" ("underdeveloped payment corridors") — des pays comme les îles Samoa et Fidji, où déplacer de l'argent à l'échelle internationale est rendu difficile par les politiques monétaires, les devises et l'instabilité économique.

IBM apportera principalement de l'ampleur et des partenariats bancaires au travail déjà effectué par Stellar sur les transactions blockchain mondiales, ainsi qu'aux efforts de KlickEx Groups, un fournisseur de liquidités, pour obtenir que plus de grandes banques internationales travaillent avec ses régions marginalisées.

Cette annonce est la dernière de plusieurs projets d'IBM utilisant la technologie blockchain. Plus tôt dans l'année, IBM avait annoncé une collaboration avec des groupes de distribution et de l'agroalimentaire, comme Walmart et Nestlé, visant à diminuer la propagation de maladies issue de la nourriture à travers un suivi plus rigoureux de la chaîne logistique, de la ferme au magasin. 

Pas d'intermédiaire

Une des grandes promesses de la blockchain est sa capacité à échanger de l'argent de manière rapide et sécurisée à travers les frontières sans avoir d'intermédiaires.

  Les petites devises comme le tala samoan font face à l'exclusion financière qui pourrait être éliminée grâce au nouveau projet blockchain d'IBM.    Source photo: Flickr/loei88

Les petites devises comme le tala samoan font face à l'exclusion financière qui pourrait être éliminée grâce au nouveau projet blockchain d'IBM. Source photo: Flickr/loei88

Les petites devises comme le tala samoan font face à l'exclusion financière qui pourrait être éliminée grâce au nouveau projet blockchain d'IBM. 

La technologie s'est rapidement popularisée autour de 2008 avec la crise financière, quand un créateur anonyme connu sous le nom de Satoshi Nakamoto a eu l'idée de la monnaie cryptographique comme manière d'échanger de l'argent en dehors du contrôle des grandes banques et des gouvernements. 

Alors que le bitcoin est une utilisation de la blockchain, la technologie derrière lui reste essentiellement la même: un registre digital décentralisé. Ce qui veut dire que chaque transactions effectuée sur la blockchain est enregistrée sur de multiples serveurs informatiques. Cette technologie est considérée comme étant extrêmement transparente et presque à toute épreuve des fraudes. 

De la perspective des entreprises, le nouveau produit blockchain peut être utilisé pour gérer à la fois la crédibilité légale et financière d'une transaction — que ce soit en établissant les termes d'un contrat, à la gestion de la documentation, mettre en place une garantie, obtenir des lettres de crédit, et finaliser les termes avec un paiement immédiat, d'après IBM.

"Par exemple, à l'avenir, le nouveau réseau IBM pourrait rendre possible pour un fermier des îles Samoa de signer un contrat commercial avec un acheteur en Indonésie," affirme IBM dans un communiqué de presse. 

Le système de paiement est déjà effectif dans 12 régions différentes à travers les Îles du Pacifique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni. 

Version originale: Becky Peterson/Business Insider